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6. Vidéo numérique

À la même période, le traitement du signal vidéo devient numérique. Entre 1985 et 1990, les formats professionnels vont se succéder, du D1 jusqu’au D3, en conservant la même largeur de bande de 19 mm, puis les supports se réduisent à des dimensions aisément transportables et rentrent directement dans les caméras (Digital Bétacam, Bétacam SX, DV-CAM). L’intérêt premier du numérique est tout d’abord d’améliorer la qualité de l’enregistrement, reproductible sans altération presque à l’infini. Mais c’est surtout l’étendue de la palette d’effets spéciaux désormais possibles qui lui assure une place privilégiée au sein des régies de post-production. Le truquage, en effet, ne s’obtient plus par une manipulation électronique de l’image, mais par une multitude de calculs effectués sur sa composition numérique. Les techniques de montage se retrouvent bouleversées. La rigueur et la rigidité du bout à bout traditionnel cèdent le pas à la technologie dite « de montage virtuel » où les séquences sont directement enregistrées sur un support informatique, en l’occurrence un disque dur, ce qui permet une liberté totale de manipulation, sur le même mode de fonctionnement que l’outil couper / coller d’un logiciel de traitement de texte.

En dehors de l’univers purement professionnel, la vidéo numérique a aussi pénétré l’intimité des foyers, d’abord sous la forme de vidéodisque, puis parallèlement à l’essor de l’informatique, sous celle de CD-ROM, voire aujourd’hui de DVD-ROM. Cette révolution n’a pas épargné le monde du Caméscope, qui croule sous des formats aussi divers que le DV, D8, DVC pro, etc., et dont les appareils adoptent des proportions qui deviennent comparables à celles de la main de l’utilisateur.