soul, musique
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soul, musique
4. Les années 1970 : la musique soul se diversifie
1. Le funk

La musique soul se tourne irrésistiblement vers le funk dans les années 1970, et hypothèque dangereusement, selon certains critiques et adeptes de la première heure, ses chances de survie face à la vague du disco. Le terme soul est galvaudé et, à l’exception notable de quelques figures telles que Al Green, Isaac Hayes ou Gil-Scott-Heron (héraut d’une révolution afro-américaine), ne caractérise plus qu’un ensemble en déliquescence. De nouvelles figures parviennent cependant à renouveler l’esprit des « pionniers » de la soul en élargissant son audience, sous l’impulsion de producteurs rompus aux exigences d’un marché en perpétuelle demande de nouveautés, tels que Quincy Jones : Michael Jackson notamment, dont la carrière fulgurante démarre alors qu’il n’est qu’un enfant, bat les records de ventes dans le monde entier (l’album Thriller atteint les 40 millions d’exemplaires vendus en 1983). Toutefois, la soul destinée au grand public continue à cohabiter avec une musique plus complexe et plus ambitieuse : aux succès faciles de Michael Jackson, symbole de la fusion entre le son Motown et la musique pop blanche, répond ainsi la démarche particulièrement originale de Prince.

2. Le rap

Le mouvement rap actuel trouve ses racines, tant sur la forme que sur le fond, dans la musique soul : le premier grand groupe de rap, Public Enemy, tire son nom d’une chanson de James Brown, également cité comme référence par Africa Bambaataa. Les deux chanteurs collaborent d’ailleurs à la réalisation d’une chanson destinée à stopper les émeutes des quartiers de New York à la fin des années 1980.