| artillerie (arme) | Format lecture | ||||
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| 2. | Historique |
Si l'artillerie joue un rôle militaire dès le XIVe siècle, le service de l'artillerie, placé sous la direction d'un grand maître, n’apparaît en France qu'au XVIe siècle, et n’est constitué en corps militaire qu'à partir du XVIIe siècle. D'abord intégrée à l'infanterie, l'artillerie devient un corps royal, qui compte à la veille de la Révolution française sept régiments et près de 47 000 hommes.
À partir du XIXe siècle, une succession d’innovations majeures telles que le chargement par la culasse, le canon rayé, la poudre sans fumée et surtout le lien élastique qui absorbe le recul du canon, entraînent simultanément l’accroissement et l’augmentation de la portée et l’amélioration de la précision.
La Grande Guerre voit le développement d’une artillerie lourde à longue portée : canons tractés de 105 mm puis de 155 mm. L’ensemble de la chaîne de tir se perfectionne, avec des observateurs en ballon commandant leurs batteries par téléphone afin de faciliter les attaques de l’artillerie. La Seconde Guerre mondiale marque un bond en avant avec la maîtrise de techniques comme celles de la radiophonie ou du radar. La rapidité et la fiabilité des transmissions permettent d’accroître l’efficacité des tirs, y compris contre les attaques aériennes. Plus récemment, l’utilisation de techniques comme l’informatique, l’électronique ou l’optronique permet de réaliser des systèmes d’artillerie très performants.