artillerie (arme)
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artillerie (arme)
3. Missions

Trois missions sont dévolues à l’artillerie.

1. Les feux dans la profondeur

Grâce aux lance-roquettes multiples et aux canons de 155 mm (auto-tracteurs ou tractés), l’artillerie peut tirer en profondeur, en appui direct de l’infanterie et des unités blindées. Les canons de 155 mm peuvent tirer de façon omnidirectionnelle 6 obus en quarante-cinq secondes, avec une portée de 23,5 à 30 km.

Outre ces moyens spécifiques de tir, l’artillerie dispose de véhicules d’observation et de systèmes de localisation des objectifs. Aidé du système d’automatisation des tirs et des liaisons de l’artillerie (système ATILA), un régiment d’artillerie équipé de chars AUF1 de 155 mm est en mesure de tirer jusqu’à 192 coups jusqu’à 550 m en moins d’une minute. L’artillerie est également équipée de systèmes informatiques de commandement et de gestion des feux.

Au cours des prochaines années, l’artillerie française sera dotée du Caesar, canon de 155 mm monté sur un châssis de camion 6 × 6. Outre sa grande autonomie et sa mobilité, le Caesar peut se mettre en batterie en trois minutes et tirer 6 obus jusqu’à 42 km. Sur route, il atteint une vitesse de 100 km/h et peut parcourir 600 km sans ravitaillement.

2. L’artillerie sol-air

Mis en valeur au cours des récents conflits, les armements sol-air combinent des moyens d’alerte, de détection, d’identification et de tir. Les unités sont dotées de radars et de missiles particulièrement performants, commandés informatiquement. Dès l’apparition d’une crise, les unités d’artillerie sol-air participent en étroite coopération avec l’armée de l’air à la défense de l’espace aérien européen en engageant leurs moyens.

L’artillerie sol-air est équipée de SAMP/T (système d’armes sol-air moyenne portée version terrestre). Les modules de lancement tirent 8 munitions en moins de dix secondes. Les missiles sont soumis au guidage inertiel pendant la première partie de la trajectoire, avec rafraîchissement des informations à chaque tour d’antenne par une liaison montante. Ils sont ensuite dirigés vers la cible par un autodirecteur électromagnétique actif. Le missile peut être tiré jusqu’à 80 km, à plus de 5 200 km/h à une altitude de 20 km. Le système Mistral est quant à lui destiné à la protection antiaérienne de points particuliers et de zones limitées. Sa portée de tir varie entre 600 et 5 000 m avec un plafond de cible limité à 3 000 m.

3. L’acquisition d’objectifs

L’acquisition d’objectifs est une composante de l’artillerie qui est en plein développement, et qui est liée au monde du renseignement. Equipée du CL 289, elle permet le survol du dispositif ennemi dans sa profondeur et la transmission de données concernant le champ de bataille. Cette mission spécifique a été récemment utilisée en Bosnie où le CL 289 a largement montré son efficacité. Il s’agit d’un missile tiré à partir d’un véhicule, qui peut atteindre une vitesse de 720 km/h à une altitude maximum de lancement de 2 700 m. Pénétrant à 150 km au-delà des lignes adverses, sur une trajectoire programmée d’un maximum de 400 km, le CL 289 peut effectuer des prises de vues optiques utiles jusqu’à 900 m d’altitude et en infrarouge jusqu’à 600 m.