| 4.
|
 |
Un répertoire servi par une extraordinaire présence scénique |
Grand pourfendeur de la lâcheté, de l’hypocrisie et du conformisme petit-bourgeois, Brel développe dans ses chansons des thèmes récurrents, tels que l’amitié (« Jef », « Fernand », « Jojo », « Voir un ami pleurer »), la recherche de la beauté (« Il nous faut regarder », « Mon père disait »), l’enfance (« Mon enfance », « l’Enfance »), la mort (« le Moribond », « À mon dernier repas »), l’incommunicabilité entre les hommes et les femmes (« Madeleine », « Mathilde », « les Biches », « la Fanette », « Ne me quitte pas », « le Cheval »), le fatalisme (« les Désespérés », « Vieillir »), la tendresse et l’amour (« la Tendresse », « Quand on n’a que l’amour », « la Chanson des vieux amants »), l’antimilitarisme (« Au suivant », « le Caporal Casse-Pompon », « l’Âge idiot »), et surtout la haine de toutes les valeurs bourgeoises (« les Bourgeois », « la Dame patronnesse », « les Bigotes », « les Flamandes »). Autant de thèmes abordés sous diverses formes et appuyés par une gestuelle extrêmement expressionniste qui fait de chacun de ses récitals un moment d’une exceptionnelle intensité dramatique.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.