| Cendrars, Blaise | Format lecture | ||||
| Dans le menu Fichier, cliquez sur Imprimer. | |||||
| 2. | « L’Homère du Transsibérien » (Dos Passos) |
Né à La Chaux-de-Fonds, en Suisse, de père suisse et de mère écossaise, Frédéric Sauser, dit Blaise Cendrars, assiste à la Révolution russe de 1905, lors d’un long séjour à Saint-Pétersbourg (1904-1907), en tant qu’apprenti bijoutier. Son premier livre, la Légende de Novgorod (1907), est publié à Moscou, en russe et à son insu. À son retour, il étudie la médecine et la musicologie à Berne, où il rencontre sa femme, puis s’embarque en 1912 pour New York. Il y écrit les Pâques à New York, une imitation de la Passion du Christ. Le poème est signé de son pseudonyme dont le symbolisme dérive du mythe du phénix.
Blaise Cendrars s’installe à Paris, où il fréquente Guillaume Apollinaire et les peintres de l’école de Paris : Marc Chagall, Fernand Léger, Amedeo Modigliani, Robert Delaunay et Sonia Delaunay. Cette dernière illustre le poème-tableau Prose du Transsibérien et de la petite Je(h)anne de France (1913). Blaise Cendrars y évoque son voyage en Transsibérien effectué lors de son séjour en Russie en compagnie d’une jeune prostituée de Montmartre. Figure de l’avant-garde, il passe pour un tenant du cubisme littéraire, aux côtés de Jean Cocteau, Max Jacob ou Pierre Reverdy, entretenant des relations suivies avec les expressionnistes allemands et les futuristes italiens.