Cendrars, Blaise
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Cendrars, Blaise
3. La Main coupée

En 1914, il s’engage dans la Légion étrangère ; touché par un obus en 1915, il perd le bras droit, son « bras de poète », ce qui le plonge dans un grand désarroi ; il publie néanmoins la Guerre au Luxembourg en 1916, obtenant cette année-là la nationalité française. Ce n’est que quelque temps après qu’il découvre la portée initiatique de son amputation, vécue désormais comme une possibilité de développer son identité de gaucher, ce qui fait dire à Picasso : « Cendrars est revenu de la guerre avec un bras en plus ». L’amputation est présente dans les ouvrages Profond aujourd’hui (1917), la Fin du monde filmée par l’ange Notre-Dame (1919), l’Eubage (1926) et la Main coupée (1946). Il revient également sur l’expérience douloureuse de la guerre dans J’ai tué (1918).