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parti unique, parti ayant le monopole de l'activité politique. Les régimes de parti unique s'opposent aux régimes multipartistes, dans lesquels plusieurs partis s'affrontent lors des différentes élections.
Entrent dans cette classification des régimes aussi différents que le régime soviétique et autres régimes communistes, le régime national-socialiste de l'Allemagne du IIIe Reich, le régime fasciste de l'Italie sous Benito Mussolini, le régime franquiste de l'Espagne sous Franco ou encore la Turquie de 1923 à 1950.
Les travaux d'Hannah Arendt sur le totalitarisme ont permis d'analyser plus finement le régime de parti unique ; ils ont démontré que, malgré des différences d'idéologie, le régime national-socialiste et le régime communiste de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) étaient tous deux des régimes totalitaires. Dans ce type de régime, le parti est animé par une idéologie qui devient la vérité officielle. L'État s'octroie le monopole des moyens de communication et fait régner la terreur pour soumettre l'ensemble de la société civile à cette idéologie et au parti qui l'incarne.
Après l'effondrement du système communiste et de l'URSS, l'ensemble des pays de la sphère d'influence soviétique en Europe de l'Est s'orienta vers des régimes multipartistes, à l'exception de la Yougoslavie, que les sentiments nationalistes des dirigeants firent basculer dans la guerre.
De nombreux pays issus de la décolonisation se dotèrent de parti unique. Il s'agissait dans la plupart des cas du parti qui avait mené le pays à l'indépendance. Du fait de la fin de la guerre froide, l'aide apportée à ces partis ne se justifiait plus autant. Au début des années 1990, les pressions des institutions internationales s'exercèrent pour qu'ils introduisent des règles démocratiques dans le jeu politique.