| Opéra-Comique | Format lecture | ||||
| Dans le menu Fichier, cliquez sur Imprimer. | |||||
| 3. | Le théâtre au xxe siècle |
Après sa reconstruction, le théâtre de l’Opéra-Comique, sous la direction d’Albert Carré (1898-1913 puis 1918-1925) s’ouvre au drame lyrique. Parmi les créations de cette période se détachent Pelléas et Mélisande de Claude Debussy (1902), l’Heure espagnole de Maurice Ravel (1911), et plus tard le pauvre Matelot, de Darius Milhaud (1927), ainsi que des œuvres de Mozart, Beethoven, Gluck, Manuel de Falla, etc., dans un éclectisme qui rencontre le succès public. En 1939, l’Opéra-Comique est placé sous la tutelle de la Réunion des Théâtres Lyriques Nationaux (RTLN), l’administrateur étant alors commun à l’Opéra Garnier et au théâtre de l’Opéra-Comique, qui garde néanmoins une direction propre. Les nombreux directeurs qui se succèdent introduisent au répertoire des compositeurs du début du siècle comme Leoš Janáček, Arnold Schoenberg, Benjamin Britten, Kurt Weill, et des contemporains comme Jean Rivier, Darius Milhaud, André Jolivet, Francis Poulenc, etc. La salle est fermée de 1972 à 1982, période pendant laquelle un centre de formation d’acteurs en occupe les locaux, puis elle est utilisée jusqu’en 1988 comme seconde salle de l’Opéra Garnier.
En 1990, le théâtre de l’Opéra-Comique retrouve son autonomie, et une association mixte privée-publique en prend la direction. Sous la houlette du metteur en scène français Pierre Médecin (1994-2000), le théâtre de l’Opéra-Comique renoue avec la création d’œuvres lyriques ; après Jérôme Savary (2000-2007), c’est Jérôme Deschamps qui prend en charge la direction du théâtre. En 2004, un décret lui attribue le statut de théâtre national, augmentant ainsi substantiellement son budget de fonctionnement et élargissant son répertoire, de la musique baroque à la musique contemporaine, et l’ouvrant également à des œuvres sans musique.
Le théâtre de l’Opéra-Comique est classé « monument historique » par le ministère de la Culture en 1977.