Chéreau, Patrice
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Chéreau, Patrice
4. Cinéma : des films ambitieux et personnels

En tant que réalisateur de cinéma, Patrice Chéreau tourne la Chair de l’orchidée (1975), libre adaptation du thriller de James Hadley Chase, Pas d’orchidées pour Miss Blandish. Il réalise ensuite l’Homme blessé (1983), tragique histoire d’une passion homosexuelle ; le film bouleverse autant qu’il scandalise. Parmi ses autres films figurent Judith Therpauve (1978), Hôtel de France (1987), la Reine Margot (1994), adaptation baroque et théâtrale du roman d’Alexandre Dumas dominée par la performance habitée d’Isabelle Adjani, et Ceux qui m’aiment prendront le train (1998).

Intimité (Intimacy, 2001) est une évocation d’une relation amoureuse tournée à Londres, en anglais ; le film est récompensé par l’ours d’or au festival de Berlin et par le prix Louis-Delluc. Son frère (2003) livre pour sa part l’impressionnante chronique d’une mort annoncée, filmée sans tabous ni sentimentalisme et interprétée avec force et retenue par Éric Caravaca et Bruno Todeschini. Dans Gabrielle (2005), adaptation sophistiquée (notamment le montage, les éclairages et les costumes) d’une nouvelle de Joseph Conrad, Pascal Greggory et Isabelle Huppert s’affrontent dans les affres de la vie de couple.

En 2003, Patrice Chéreau assure la présidence du jury au festival de Cannes. Il est officier des Arts et Lettres depuis 1988.