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Écriture, pataphysique, cinéma et chanson |
Entré aux Éditions Gallimard en 1936, Queneau en devient le secrétaire général en 1941. Entre-temps, il a fait paraître Un rude hiver (1939). Viennent ensuite Pierrot mon ami (1942), sorte de roman policier présentant un univers foisonnant de signes ambigus, Loin de Rueil (1944) et surtout les fameux Exercices de style (1947), qui racontent quatre-vingt-dix-neuf fois la même anecdote en recourant avec humour à des principes de narration, à un vocabulaire ou à un ton à chaque fois différents. Dans les années qui suivent le Journal intime (1950), publié sous le pseudonyme de Sally Mara, Queneau entre dans une nouvelle période de recherches formelles, fondant notamment le non conformiste Club des Savanturiers (avec Jean Queval et Boris Vian), adhérant au Collège de pataphysique et travaillant à plusieurs adaptations cinématographiques (la Mort en ce jardin, 1956, de Buñuel ; Monsieur Ripois, 1954, avec Gérard Philipe, réalisé par René Clément ; le Dimanche de la vie, 1967, adapté de son propre roman et réalisé par Jean Herman). C’est à cette époque également qu’il fréquente Saint-Germain-des-Prés aux côtés de Boris Vian et qu’il compose des chansons (notamment la célèbre « Si tu t’imagines », interprétée par Juliette Gréco). Apprécié par le public, Queneau est aussi reconnu par la critique et par ses pairs, en étant élu en 1951 membre de l’Académie Goncourt. Le succès de Zazie dans le métro (1959), roman adapté au cinéma par Louis Malle dès 1960, témoigne de l’audience importante désormais acquise par Queneau.
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