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Reims, cathédrale de

Reims, cathédrale de, cathédrale gothique de Reims, édifiée au XIIIe siècle et lieu du sacre des rois de France.

La cathédrale Notre-Dame de Reims entretint durant l'Ancien Régime une relation étroite avec la monarchie française, puisqu'elle était le monument du sacre.

L'édifice actuel date du XIIIe siècle. Un labyrinthe, aujourd'hui détruit, placé dans la nef, indiquait le nom de ses quatre architectes : Jean d'Orbais, Jean le Loup, Gaucher de Reims et Bernard de Soissons. Cependant, on ignore la date et l'ordre de leur succession à la tête du chantier. La construction débuta après un incendie survenu en 1210. En 1221, la chapelle d'axe était déjà livrée au culte. Le chantier s'arrêta brutalement en 1233, à la suite d'une révolte de la population rémoise contre l'archevêque. Aussi les chanoines ne prirent-ils possession du chœur qu'en 1241. Il fallut ensuite attendre que le terrain se libère, en 1252, pour entreprendre la façade occidentale.

En plan, la cathédrale se compose d'une longue nef de trois vaisseaux et d'un transept bordé de collatéraux. Ce double collatéral se poursuit dans les travées droites du chevet. Celui-ci est pourvu ensuite d'un simple déambulatoire ouvrant sur une série de cinq chapelles rayonnantes semi-circulaires. La chapelle d'axe est un peu plus profonde que les autres, particularité qui existait déjà à la fin du XIIe siècle dans l'abbatiale de Saint-Remi de Reims.

En élévation, le monument reprend le parti à trois niveaux de la cathédrale de Chartres : grandes arcades retombant sur des piles cantonnées, triforium et fenêtres hautes à deux lancettes surmontées d'une rose. Cependant, le traitement du mur relève d'une conception très différente de la cathédrale chartraine. Effectivement, reprenant une tradition régionale, l'architecte ménagea un passage dans l'épaisseur du mur, à l'appui des fenêtres des chapelles rayonnantes et du mur des collatéraux. La plus grande innovation réside dans les baies hautes, des fenêtres-châssis dont les remplages deviennent indépendants de la maçonnerie. Cette dissociation devait permettre aux architectes de concevoir à l'avenir le réseau des baies de façon beaucoup plus libre.

Extérieurement, le monument possède un riche décor sculpté, à la fois sur la façade occidentale et sur celles des transepts, mais également autour des parties hautes du chevet. En 1974, Marc Chagall réalisa plusieurs vitraux pour la cathédrale.