| Varennes, fuite à | Format lecture | ||||
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| 3. | L’échec de la fuite et ses conséquences |
Le 20 juin 1791, la famille royale prend la fuite. La sortie de Paris se passe sans encombre, mais les horaires calculés entre chaque relais étant trop justes, la diligence royale prend du retard. Le détachement qu’elle doit retrouver à Pont-de-Sommervelle est absent. À Sainte-Menehould, le roi est reconnu malgré son déguisement par le maître de poste Drouet, qui donne l’alerte. Le lendemain (21 juin), le cortège est arrêté à Varennes.
L’Assemblée constituante envoie Antoine Barnave, Pétion de Villeneuve et Latour-Maubourg à la rencontre de la famille royale qui est ramenée à Paris devant une foule silencieuse, le 25 juin. Après avoir suspendu le roi dès le 21 juin, les Constituants remettent Louis XVI dans ses fonctions de roi constitutionnel (16 juillet) et, afin de freiner la montée du mouvement républicain, développent la thèse de l’enlèvement. Le roi recouvre alors en grande partie sa popularité perdue auprès du peuple. En revanche, la dénonciation écrite du régime révolutionnaire que Louis XVI a rédigée (Déclaration du roi adressée à tous les Français à sa sortie de Paris), puis la fusillade du Champ-de-Mars (17 juillet) achèvent de le discréditer auprès de la frange républicaine du peuple. Il est renversé l’année suivante, le 10 août 1792.