| indien, cinéma | Format lecture | ||||
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| 5. | Développements actuels |
En 1975, le cinéma indien connut son plus grand succès avec le film Flammes (Sholay), de Ramesh Sippy. Ce film couronna une époque qui reçut le nom de la plus grande star des années 1970 et 1980, Amitabh Bachchan. Le thème de la violence contre l’État rajeunit la formule du mélodrame en une prise de conscience croissante de l’autoritarisme étatique.
Les films les plus connus de Bachchan, tournés avec Manmohan Desai (Amar Akbar Anthony, 1977), Yash Chopra (le Trident, Trishul, 1978), Prakash Mehra (les Chaînes, Zanjeer, 1973), introduisirent un nouveau genre spécifique des années 1980, qui est résumé dans l’expression « le film vendetta » (le héros fait sa propre loi). Quelques-uns de ces thèmes et leurs dérivés dans d’autres langues, par exemple les films de gangsters Goonda (gangster de troisième ordre) de Chiranjeevi, tournés en télougou, les films policiers de Mammootty, tournés en malayalam, ou le succès récent de Rajnikant, Annamalai (1992), en tamil, doivent être regardés, dans le contexte de libéralisation et de privatisation économique, comme un nouveau langage de contre-culture individualiste qui valorise ceux qui ne vivent pas dans le courant national dominant aujourd’hui discrédité.