| Jeu de paume, serment du | Format lecture | ||||
| Dans le menu Fichier, cliquez sur Imprimer. | |||||
| 3. | Un serment révolutionnaire |
Au cours des débats, présidés par Jean Sylvain Bailly, Jean-Joseph Mounier déclare que « blessés dans leurs droits et leur dignité, avertis de toute la vivacité de l’intrigue et de l’acharnement avec lesquels on cherche à pousser le roi à des mesures désastreuses, les représentants de la nation doivent se lier au salut public et aux intérêts de la patrie par un serment solennel ». Immédiatement, les députés Antoine Barnave et Le Chapelier rédigent la formule du serment. Dans un grand enthousiasme, les six cents députés présents — à l’exception d’un seul, Joseph-Martin Dauch représentant de Castelnaudary — prêtent le serment « de ne jamais se séparer et de se rassembler partout où les circonstances l’exigent, jusqu’à ce que la constitution du royaume soit établie et affermie sur des fondements solides ».
Le roi est contraint de céder et, le 9 juillet, les trois états réunis sont érigés en Assemblée nationale constituante. La souveraineté est devenue populaire.