| Reich, IIIe | Format lecture | ||||
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| 2. | L’avènement du national-socialisme |
À la fin de République de Weimar, la poussée des mouvements extrémistes en Allemagne est favorisée par l’impuissance du pouvoir à résoudre les problèmes de chômage (6 millions de chômeurs en décembre 1931 et 8 millions de chômeurs partiels) et de misère généralisée, conséquences de la grande crise de 1929. Le Parti national-socialiste allemand des travailleurs (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, NSDAP), avec Hitler à sa tête, se développe rapidement et compte déjà plus de 100 députés en 1930. Aux élections législatives de novembre 1932, grâce à une campagne de propagande et d’intimidation, les nazis obtiennent 196 sièges ; le 30 janvier 1933, le président Hindenburg appelle Hitler à la chancellerie. L’incendie du Reichstag dans la nuit du 27 au 28 février donne le coup d’envoi de l’établissement de la dictature nazie ; les communistes sont accusés d’avoir mis le feu au Parlement et leur parti est mis hors la loi. Le 23 mars, le Reichstag donne les pleins pouvoirs à Hitler. À compter de cette date, le régime nazi réagit par la force et l’arbitraire à toute forme de résistance ou d’opposition : poursuites (par la Gestapo, la police politique), condamnations et internements (avec les créations des premiers camps de concentration de Dachau et Buchenwald) ne touchent plus uniquement les communistes, mais également les socialistes et surtout les Juifs (6 millions d’entre eux périssent dans les camps de la mort).
Le 30 juin 1934, afin de conserver l’appui de l’armée, Hitler décide de sacrifier les SA, une organisation paramilitaire commandée par Ernst Röhm et forte de trois millions d’hommes. Ses principaux hommes de main, Heinrich Himmler, Joseph Goebbels et Hermann Göring, font assassiner la plupart des dirigeants SA en les accusant de préparer un coup d’État, au cours de la Nuit des longs couteaux. Himmler et ses SS prennent alors une importance croissante dans la vie du pays, devenant le corps d’élite du régime nazi. La mort d’Hindenburg, en août, fait d’Hitler bien plus qu’un chef d’État : le maître absolu (Reichsführer) en Allemagne.