Vendée, guerre de
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Vendée, guerre de
4. La guérilla des « blancs »

Néanmoins, l’insurrection n’est pas pour autant matée. Alors que la Vendée reste parcourue par la Colonne infernale du républicain Turreau de Garambouville — politique de terre brûlée et exécution de près de 160 000 civils —, les chefs vendéens Charette, Sapinaud et Stofflet mènent des actions de guérilla. Afin de limiter les tensions, la Convention thermidorienne vote une amnistie en décembre 1794 et, le 17 février 1795, les généraux Charette et Canclaux signent à La Jaunais une paix accordant aux Vendéens la liberté de culte et l'exemption de la conscription.

Pourtant, Charette ne cesse pas ses actions de guérilla. Le 27 juin 1795, une armée d'émigrés appuyée par la flotte anglaise débarque à Quiberon et enflamme la Bretagne (voir Chouannerie) ; ce « débarquement de Quiberon » réveille le mouvement vendéen, sur l'initiative de Charette et de Stofflet. Mais la capture et l'exécution de Stofflet (25 février 1796) puis de Charette (25 mars 1796) mettent un terme à toute résistance vendéenne organisée. Une dernière flambée, en 1799-1800, est finalement contenue par Napoléon Bonaparte grâce à une politique conciliatrice.