| Nubie, désert de | Format lecture | ||||
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| 3. | Économie |
Les activités économiques se réduisent à la culture maraîchère (dattiers, céréales, arbres fruitiers, potagers) et à l’élevage d’animaux (essentiellement des chèvres), le long du Nil et partout ailleurs où les ressources limitées des nappes d’eau souterraines et des eaux épisodiques de surface le permettent. À l’intérieur du désert de Nubie, le long du Wadi Allaqi, qui draine les collines de la mer Rouge vers le Nil, à mi-chemin entre Assouan et Wadi Halfa, se trouve une importante voie de passage pour les chameaux destinés aux marchés à viande de l’Égypte.
Le relief, qui limite la largeur de la plaine du Nil, et les sols, font que la région agricole longeant le Nil n’est pas adaptée à de grands projets d’irrigation. Les agriculteurs ne peuvent cultiver que de petits champs, dont les terres intensément travaillées sont alimentées par de l’eau pompée du Nil. Les voies de communication se réduisent au Nil et à une voie ferrée qui coupe la grande boucle du Nil (dans le nord du Soudan), et qui relie Wadi Halfa, au nord, à Abu Hamad, au sud, d’où une ramification part vers Karima. Une route suit le cours du Nil et des bateaux font la navette, par étapes, entre les cataractes. Bien que l’on ait extrait, dans l’Antiquité, de l’or, du cuivre, de la diorite, des émeraudes et des pierres semi-précieuses des faibles gisements du désert de Nubie, ces minéraux sont présents en trop faible quantité pour être exploités aujourd’hui.