Minnelli, Vincente
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Minnelli, Vincente
4. Drames et mélodrames

Il excelle également dans la réalisation de drames et de mélodrames, où il sait transformer le sordide en sublime et transposer en matière filmique les trames romanesques de sujets ambitieux.

Lame de fond (Undercurrent, 1946), avec Katharine Hepburn, Robert Taylor et Robert Mitchum, qui rejoint les grands thrillers psychanalytiques, et Madame Bovary (1959), d'après Gustave Flaubert, l'imposent immédiatement comme un maître du genre, ce que confirme les Ensorcelés (The Bad and The Beautiful, 1952), une analyse cruelle des milieux du cinéma, où Kirk Douglas se distingue, et dont ils tournent ensemble un second volet dix ans plus tard, Quinze jours ailleurs (Two Weeks in Another Town, 1962), après avoir réalisé auparavant la Vie passionnée de Vincent Van Gogh (Lust for Life, 1956), une des meilleures biographies filmées de peintre.

Il signe un drame dans un milieu psychiatrique, la Toile d'araignée (The Cobweb, 1955) et un autre qui se déroule dans une résidence universitaire, Thé et sympathie (Tea and Sympathy, 1956), avant de tourner un chef-d'œuvre d'après un roman de James Jones, Comme un torrent (Some Came Runing, 1959), ainsi qu'un somptueux drame de famille, Celui par qui le scandale arrive (Home From The Hill, 1960), interprété par Robert Mitchum. Après le magnifique remake des Quatre Cavaliers de l'Apocalypse (The Four Horsemen of the Apocalypse, 1962), il réunit Elizabeth Taylor et Richard Burton pour le Chevalier des sables (The Sandpiper, 1965).

Il a publié sa biographie, Tous en scène, en 1974.