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Une personnalité politique de premier plan |
Très rapidement, le Conseil provisoire de défense nationale qui fédère les putschistes supprime la Constitution et suspend l’activité des partis politiques. Jerry Rawlings justifie cette gestion politique autoritaire par la nécessité de lutter efficacement contre la corruption qui gangrenait le précédent régime. Lorsqu’il prend la tête de l’État, le pays est dans un contexte économique très difficile : l’inflation est au plus haut, l’exploitation des ressources naturelles insuffisante, et les finances publiques exsangues. Il parvient à s’attirer les grâces du Fonds monétaire international (FMI) pour mettre sur pied un vaste programme économique de réformes à partir de 1983-1984. L’austérité imposée par le FMI l’incite à lancer un programme qui vient compenser les coûts sociaux engendrés par la conduite de cette nouvelle politique. Toutefois, de nombreuses tensions sociales se font jour, et Jerry Rawlings est tenu de donner à la population des gages de démocratisation. Une nouvelle Constitution est élaborée et ratifiée par référendum en 1992 : elle instaure le multipartisme et prévoit la tenue d’élections présidentielle et législatives. Jerry Rawlings remporte le scrutin présidentiel, tandis que son parti, le Congrès démocratique national (NDC), investit le nouveau Parlement, fort d’une majorité absolue. La IVe République du Ghana est proclamée.
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