| Rawlings, Jerry John | Format lecture | ||||
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| 4. | Un président fort et contesté |
Toutefois, l’opposition dénonce une opération de simulacre démocratique en raison des irrégularités qui ont entaché le scrutin. Le climat politique demeure instable et s’aggrave considérablement en 1994, à la suite de graves conflits d’origine ethnique qui menacent l’autorité du pouvoir. À la suite de la proclamation de l’état d’urgence, Jerry Rawlings est contraint de promettre la tenue d’une nouvelle consultation électorale. Elle a lieu à la fin de l’année 1996 et vient conforter l’ascendant pris depuis quinze ans par l’homme fort du pays : il est confortablement réélu à la présidence, son parti conservant une majorité absolue à l’Assemblée. Cette légitimité renouvelée, qui le rend crédible vis-à-vis de l’étranger, le place toutefois dans une situation délicate. Le pays reste extrêmement dépendant des financements internationaux, et rien ne vient assurer que le traitement favorable dont il a bénéficié jusque-là se poursuive.
En décembre 2000, conformément aux termes de la Constitution qu’il a fait ratifier, il ne peut se représenter à l’élection présidentielle. Marquant la toute première transition pacifique au Ghana, ce scrutin voit la victoire de l’opposant John Kufuor, avec 57 p. 100 des suffrages, face au vice-président et protégé de Jerry Rawlings, John Atta Mills.