| Annan, Kofi | Format lecture | ||||
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| 3. | L’accession au secrétariat général |
En 1996, la candidature de Boutros Boutros Ghali à sa réélection se heurte à l’opposition des Américains. La France souhaite, de son côté, l’élection d’un francophone originaire d’Afrique noire.
Le retrait de Boutros Boutros Ghali, sur les instances de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), qui craint que le poste ne revienne finalement à un ressortissant d’un autre continent, et l’assouplissement de la position française, permettent l’élection de Kofi Annan, le 17 décembre 1996. Dès janvier 1997, le nouveau secrétaire général se lance dans ce qui va constituer l’une des principales réussites de son mandat : la réforme de l’ONU, qui passe notamment par l’établissement d’alliances plus étroites avec la société civile. Il parvient ainsi à obtenir des États-Unis un début de règlement de l’arriéré de leur dette d’un 1,4 milliard de dollars qui entrave l’accomplissement par l’institution internationale de ses missions traditionnelles.
Confronté dès les premiers mois de 1997 à la question des réfugiés du Zaïre, il tente à plusieurs reprises de maintenir l’engagement de la communauté internationale en faveur du continent africain. La stature du nouveau secrétaire général s’affirme et se renforce à l’occasion de la crise qui oppose, de décembre 1997 à février 1998, l’Irak au Conseil de sécurité, et plus spécifiquement aux États-Unis, à propos de la mission de désarmement (Unscom) et des conditions de son exercice. Usant à la fois de diplomatie, grâce à ses capacités d’écoute et de compréhension, et de fermeté quant au maintien des principes, il réussit à désamorcer la crise et à signer un accord avec Saddam Hussein. L’usage dynamique qu’il fait de ses « bons offices » favorise l’apaisement des violences dans plusieurs autres conflits, notamment au Timor-Oriental et au Proche-Orient, et lui vaut la reconnaissance de la communauté internationale.