Confédération générale du travail [CGT]
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Confédération générale du travail [CGT]
3. La CGT aujourd’hui : le premier syndicat français

Avec environ 710 000 adhérents en 2004, la CGT reste l’une des principales forces syndicales françaises, mais elle a perdu la position hégémonique qu’elle occupait depuis sa création. En février 1999, Bernard Thibault succède à Louis Viannet à la tête de la CGT. Il marque le passage de la CGT à un syndicalisme plus orienté vers la négociation qu’auparavant. Cette évolution se traduit dès le mois de mars 1999 avec l’adhésion de la CGT à la Confédération européenne des syndicats (CES) et par le retrait de Bernard Thibault du comité national du PCF en 2001. Elle est aussi patente avec la signature par la CGT en 2003 de l’accord interprofessionnel sur la formation, aux côtés du Medef et de l’ensemble des syndicats de salariés. L’unité syndicale se fait aussi cependant sur le terrain offensif avec la lutte contre le projet de contrat première embauche (CPE) en 2006. Fait unique dans l’histoire de la CGT, Bernard Thibault est mis en minorité en mars 2005 au sein du comité confédéral national – alors que le secrétaire national ne souhaite pas donner de consigne de vote sur le traité constitutionnel européen, la majorité du comité décide de faire campagne en faveur du non au référendum. Cela n’entrave en rien toutefois la réélection de Bernard Thibault en avril 2006 à la tête de la CGT pour un troisième mandat consécutif (congrès de Lille).

Lors des élections prud’homales de 2002, la CGT conserve largement sa première place d’organisation syndicale française avec 32,1 p. 100 des suffrages (- 0,9), devant la CFDT (25,2 p. 100), qui compte en revanche plus d’adhérents que la centrale de Montreuil (environ 818 000 en 2004).