Section française de l'Internationale ouvrière [SFIO]
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Section française de l'Internationale ouvrière [SFIO]
3. Le parti de Léon Blum

Après l’assassinat de Jean Jaurès (31 juillet 1914), la SFIO rejoint l’Union sacrée jusqu’en septembre 1917, puis la quitte, en désaccord avec les visées impérialistes de la droite (telle que la volonté d’annexer la Sarre). En 1920, au congrès de Tours, la SFIO se divise sur la question de l’adhésion à la IIIe Internationale, et la majorité de ses membres fonde le Parti communiste SFIC (Section française de l’Internationale communiste). Les minoritaires, emmenés par Léon Blum, prennent le nom de Parti socialiste SFIO, avec le Populaire comme organe de presse, et conservent un assez large électorat (environ 100 députés SFIO à chaque consultation électorale). En 1924, la SFIO gagne les élections avec le Cartel des gauches, puis en 1932 avec une autre coalition de gauche.

Enfin, en 1936, le Front populaire, fragile alliance des socialistes, des communistes (soutenant le gouvernement sans y participer), et des radicaux, gagne les élections. Le gouvernement de Léon Blum est majoritairement socialiste, et signe, à la suite des grèves spontanées de 1936, les accords Matignon (quarante heures de travail hebdomadaires, lois sur les congés payés, conventions collectives).