Section française de l'Internationale ouvrière [SFIO]
Dans le menu Fichier, cliquez sur Imprimer.
Section française de l'Internationale ouvrière [SFIO]
4. De la guerre à la IVe République

Lors de la débâcle de 1940, 90 parlementaires socialistes sur 126 votent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, mais de nombreux adhérents de la SFIO participent activement à la Résistance. Ainsi son image sort-elle intacte de la guerre, et elle obtient 23,8 p. 100 des suffrages lors de l’élection de la première Assemblée constituante de 1945. Sous la IVe République, la SFIO reste un parti de gouvernement, jusqu’en 1947 dans le cadre du « tripartisme » — alliance avec le Mouvement républicain populaire (MRP) et le Parti communiste français (PCF) —, puis dans celui de la Troisième Force (alliance avec le MRP et tous les anticommunistes et antigaullistes) jusqu’en 1952, ensuite dans le gouvernement de Pierre Mendès France en 1954-1955, et enfin dans le gouvernement de Guy Mollet, son premier secrétaire de 1945 à 1969, en 1956-1957. Toutefois ses résultats électoraux déclinent, le parti obtenant seulement 15,2 p. 100 des suffrages aux élections législatives de 1956. En effet, beaucoup d’électeurs pensent que ces gouvernements de coalition, qui vont du socialisme à la droite, trahissent les valeurs dont ils se réclament. En 1958, lorsque la SFIO appuie le retour du général de Gaulle, une minorité fait scission et fonde le Parti socialiste autonome (PSA).