communiste français, Parti [PCF]
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communiste français, Parti [PCF]
3. Des années 1930 aux années 1970

Dans le cadre de la lutte contre le fascisme, le Parti communiste, sous l’impulsion de Maurice Thorez qui en est le secrétaire général à partir de 1930 (et jusqu’en 1964), appuie sans y participer le gouvernement du Front populaire de 1936 (pacte d’unité d’action PC-SFIO, 27 juillet 1934). Fort de cette réintégration au sein des forces de gauche, le Parti communiste obtient 72 sièges aux élections (15,3 p. 100 des suffrages). Néanmoins, il se distingue par son exact alignement sur la ligne de Moscou, définie par Staline.

En 1939, le Parti communiste français soutient ainsi le pacte germano-soviétique, ce qui provoque la dissolution des organisations communistes ordonnée par Daladier (septembre 1939). Le Parti communiste devient clandestin, Maurice Thorez déserte et rejoint l’Union soviétique. Mais, en 1941, après l’agression de l’Union soviétique par Hitler (22 juin 1941), le Parti communiste s’engage résolument dans la Résistance. Il crée le mouvement des Francs-Tireurs et Partisans français (FTP ou FTPF), et ses représentants entrent au Conseil national de la Résistance (CNR) en 1943.

Cet engagement le conduit à devenir le premier parti de France à la Libération, avec 500 000 adhérents et 26 p. 100 des suffrages (élections d’octobre 1945). Des communistes font alors partie du gouvernement tripartite (avec des socialistes et des représentants du Mouvement républicain populaire) jusqu’en 1947, où ils sont exclus du cabinet Ramadier (5 mai) sur fond de guerre froide. Le Parti communiste retrouve alors ses thèses révolutionnaires et son isolement politique, sans perdre d’électeurs. Cependant, une partie de ses adhérents le quitte au lendemain de l’entrée des chars soviétiques à Budapest (1956), puis à Prague (1968). Sous les présidences gaullistes de la Ve République, le PCF voit son influence diminuer (autour de 20 p. 100 des suffrages).