| communiste français, Parti [PCF] | Format lecture | ||||
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| 4. | La stratégie d’Union de la gauche |
Afin de sortir de son isolement, le PCF, sous la direction de Waldeck-Rochet (1964-1970) puis de Georges Marchais (1970-1994), engage une politique de rapprochement avec les socialistes. Signant en 1972 le Programme commun de gouvernement avec le Parti socialiste, le Parti communiste se lance dans une stratégie d’Union de la gauche, partiellement remise en cause après l’échec des législatives de 1978. En 1981, Georges Marchais obtient 15,5 p. 100 des voix à l’élection présidentielle, et le Parti communiste obtient 44 députés. Des communistes participent aux gouvernements de Pierre Mauroy (ministères des Transports, de la Fonction publique, de la Santé et de la Formation professionnelle) jusqu’en 1984, mais pas à ceux de Laurent Fabius (1984-1986).
S’opposant au Parti socialiste, ébranlé par des dissensions internes et par la contestation de la ligne officielle par les « rénovateurs », le Parti communiste voit ses résultats électoraux continuer à diminuer, passant sous la « barre » des 10 p. 100 des suffrages en 1986. Mais, Robert Hue, élu secrétaire national le 29 janvier 1994, procède à un assouplissement des structures et des discours (abandon du principe du centralisme démocratique), relance le dialogue avec l’ensemble des forces de gauche et entame une stratégie d’union avec le Parti socialiste – stratégie qui conduit les partis de gauche à la victoire aux législatives de mai-juin 1997 (avec 9,91 p. 100 des voix au premier tour et 37 sièges pour le PCF). Dans le gouvernement de Lionel Jospin, le PCF est représenté par Jean-Claude Gayssot (ministre de l’Équipement, des Transports et du Logement), Marie-George Buffet (ministre de la Jeunesse et des Sports) et Michelle Demessine (secrétaire d’État auprès du ministre de l’Équipement, des Transports et du Logement, chargée du Tourisme).