albigeois, croisade des
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albigeois, croisade des
3. La résistance des Languedociens

Cependant, la résistance s’organise autour de Raymond VII, fils de Raymond VI. Après la mort de Simon IV de Montfort à Toulouse, qu’il tentait de reprendre (1218), la déroute des chevaliers français commence. En 1224, le fils de Simon, Amaury, remet la direction de la croisade entre les mains du roi. Louis VIII conquiert facilement un pays désireux de paix. En 1229, le traité de Paris, conclu entre Saint Louis et Raymond VII, est durement ressenti par les populations du Midi. Le Bas-Languedoc est abandonné au roi ; le comté de Toulouse, l’Agenais, le Quercy et le Rouergue constituent le fief de Raymond VII. Les murs de Toulouse et de trente autres villes doivent être détruits.

En définitive, la croisade des albigeois, ponctuée d’épisodes sanglants, reste une erreur stratégique. D’une part, les tentatives des chevaliers du Nord de se tailler des fiefs dans le Midi en imposant leurs coutumes féodales (statut de 1212) restent vaines ; d’autre part, cette lutte armée ne résorbe pas l’hérésie cathare : c’est sous l’effet conjugué de la prédication des Dominicains et de l’Inquisition au xiiie siècle que l’albigéisme est définitivement vaincu à la fin du XIVe siècle.