| israélo-arabe, conflit | Format lecture | ||||
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| 4. | Les guerres des frontières |
Le nationalisme arabe connaît une vigueur nouvelle avec l’arrivée au pouvoir en Égypte de Nasser. L’opération de nationalisation du Canal de Suez, si elle a entraîné une défaite militaire de l’Égypte, a contraint Israël à se retirer du Sinaï et de Gaza. Ce repli territorial israélien est utilisé par Nasser pour accentuer et radicaliser son discours nationaliste qui se pare d’accents guerriers. Le conflit ouvert est déclenché à l’initiative d’Israël. La guerre des Six-Jours (du 5 au 10 juin 1967) s’achève par une recomposition territoriale à l’entier avantage d’Israël qui pénètre dans le Sinaï, contrôle la bande de Gaza, toute la Cisjordanie et occupe des positions stratégiques sur les hauteurs du plateau du Golan. Le monde arabe, humilié par ce nouveau revers, adopte une ligne intransigeante vis-à-vis d’Israël qu’il se refuse à reconnaître et avec lequel il ne veut pas engager de négociations de paix. Israël, en retour, adopte une attitude intransigeante identique, en refusant de se soumettre à la résolution 242 adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies qui prévoit la restitution des territoires nouvellement occupés en échange d’une paix durable.
Si la guerre du Kippour de 1973 (du 6 au 24 octobre) aboutit à redessiner, une fois encore, les frontières d’Israël (qui perd une portion de territoire du Sinaï, avant restitution complète à la suite des accords de Camp David) et permet aux Arabes d’effacer l’humiliation du précédent conflit, la question des frontières se double d’un problème nouveau : la question palestinienne.