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café-concert, café populaire, ancêtre du music-hall.
Né autour de 1770, ce que l’on appelle alors le café chantant est un lieu où l’on peut consommer et écouter des chansonniers de passage. Peu de temps avant la Révolution, il déménage sous les galeries du Palais-Royal. Fermé sous l’Empire, il va prendre un important essor pendant le règne de Napoléon III et devenir un haut lieu du divertissement parisien ; la nouvelle prospérité économique, qui contribue à l’épanouissement d’une petite et moyenne bourgeoisie, lui fournit un public moins enclin à la revendication sociale que celui des goguettes.
Le répertoire du café-concert oscille entre romance, mélodrame grossier, valse lente, chanson patriotique et grivoiserie bon marché. Parmi les salles les plus célèbres, il faut citer l’Eldorado (ouvert en 1861), la Scala (fondée en 1876), l’Alcazar d’hiver et l’Alcazar d’été, sur les Champs-Élysées. Toutes accueilleront des artistes aussi populaires que Thérésa (1837-1913), Paulus (1845-1908), Dranem, Polin (1863-1927), Yvette Guilbert, ou encore Félix Mayol, le créateur de « Viens poupoule ».
L’autorisation de se produire en costumes de scène et non plus de ville — accordée en 1867 — ainsi que les attractions chantées ouvrent la voie au music-hall, qui remplacera, après la Grande Guerre, le café-concert.