| fédéralistes, insurrections | Format lecture | ||||
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| 3. | Une guerre civile entre révolutionnaires |
Sous le commandement de Wimpffen, les insurgés de Normandie tentent de marcher sur Paris mais sont arrêtés par les troupes de la Convention à Pacy-sur-Eure, le 13 juillet 1793. Le même jour, Charlotte Corday, jeune Normande motivée par ce mouvement fédéraliste, se rend à Paris et assassine Jean-Paul Marat. Les fédéralistes des autres régions sont également rapidement vaincus. À la fin du mois d’août restent en état d’insurrection les villes de Lyon et de Bordeaux. Finalement, peu avant la défaite des Bordelais (16 octobre), c’est Lyon qui capitule le 9 octobre. La ville a néanmoins soutenu un siège de deux mois, durant lesquels son tribunal a condamné les patriotes comme le Montagnard Chalier, exécuté le 17 juillet.
La répression qui s’abat sur les départements insurgés est sévère. La Convention y envoie des représentants en mission munis de pouvoirs dictatoriaux : les principaux chefs girondins sont condamnés à mort par le Tribunal révolutionnaire et exécutés à Paris en octobre 1793.
Par leur ampleur, les insurrections fédéralistes des Girondins sont une des plus graves menaces intérieures qu’a dû affronter le gouvernement révolutionnaire ; elles ont participé à la mise en place du régime de la Terreur.