Bobino
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Bobino
2. L’avènement d’un haut lieu de la chanson française

En 1812, l’artiste Bobino, clown et marionnettiste, installe ses tréteaux rue du Maine, à Paris, et nomme son commerce « Baraque à Bobino ». L’établissement, déplacé rue Madame sous le nom de « théâtre du Luxembourg » et détruit en 1868, renaît en 1873 rue de la Gaîté, à son actuel emplacement, sous le nom de « Folies Bobino ».

D’abord guinguette, Bobino devient vers 1880 un « caf’conc’ » (ou café-concert) de quartier où se produisent des chansonniers et des chanteurs de second plan. Après la Première Guerre mondiale, Bobino se transforme peu à peu en salle de music-hall et connaît un franc succès dès le début des années 1920. Les vedettes de l’époque, comme Damia, Mayol, Lucienne Boyer, Fernandel (qui débute), Charles et Johnny, et Georgius, s’y produisent.

Après la Seconde Guerre mondiale, avec Félix Vitry à sa direction, Bobino devient une salle de théâtre et de spectacle jouant le rôle de tremplin pour les artistes ayant débuté dans les cabarets de la rive gauche. Elle accueille des grands noms de la chanson française : Georges Brassens, Léo Ferré, Juliette Gréco, Serge Reggiani, Jean Ferrat, Georges Moustaki, Anne Sylvestre, Claude Nougaro, Gilles Vigneault, et beaucoup d’autres.