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Champs-Élysées, avenue des, célèbre avenue de l’ouest de Paris, située dans le VIIIe arrondissement, sur la rive droite de la Seine.
Sur cet axe souvent décrit comme « la plus belle avenue du monde », boutiques de luxe, restaurants prestigieux et sièges d’entreprises nationales et internationales se succèdent, accolés à de nombreux cinémas, grands magasins et établissements de restauration rapide apparus récemment. Cette avenue, dominée par l’Arc de Triomphe — commandé par Napoléon et inauguré en 1836 — est, par ailleurs, devenue le symbole de la gloire des armées françaises ; le défilé militaire du 14 Juillet s’y déroule en effet chaque année.
L’avenue des Champs-Élysées a été tracée par l’architecte André Le Nôtre en 1670. Appelé « Grand-cours » puis Champs-Élysées, l’axe qui débutait au jardin des Tuileries a été prolongé jusqu’au sommet de la montagne de Maillot, en 1710, puis jusqu’à la porte du même nom, en 1774. L’avenue, obscure, était peu fréquentée. C’est à partir de 1779 seulement qu’elle a commencé à attirer les Parisiens grâce à ses nombreux restaurateurs et limonadiers et ses jeux de paume et de boules. C’est probablement lors du second Empire que l’artère a connu sa période la plus faste, puisque des familles telles que les Pereire, les Rothschild et des proches de l’empereur Napoléon III s’y sont installés.
Au xxe siècle, l’avenue s’est progressivement transformée en un quartier résidentiel accueillant de nombreux commerces de luxe (Vuitton, Guerlain, Lanvin, etc.), ainsi que des concessionnaires de voitures. Les premières galeries marchandes ont été construites après la Grande Guerre et les salles de cinéma se sont rapidement multipliées. Après la Seconde Guerre mondiale toutefois, certains commerces de luxe se sont déplacés vers d’autres avenues du quartier, laissant la place aux compagnies aériennes notamment. Depuis quelques années, la ville de Paris développe une campagne d’urbanisme particulière sur cet axe — abandon des contre-allées rendues aux piétons, plantations d’arbres, etc. —, parfaite illustration de la majesté dont la capitale s’enorgueillit encore aujourd’hui.