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Casablanca [Michael Curtiz], film américain en noir et blanc de Michael Curtiz, réalisé en 1943.
En 1942, fuyant la guerre et l’occupation nazie, des réfugiés venus de toute l’Europe arrivent à Casablanca dans l’espoir de se procurer un visa pour les États-Unis. Dans l’atmosphère élégante et confinée du Café américain de Rick Blaine (Humphrey Bogart), les combines et les faux papiers circulent, l’argent et les secrets changent de main. Mais à la suite de l’assassinat de deux représentants nazis, le major Strasser (Conrad Veidt) et le capitaine Louis Renault (Claude Rains) font temporairement alliance pour resserrer les mailles de leurs filets. C’est à ce moment que Victor Laszlo (Paul Heinred), un résistant hongrois échappé d’un camp de concentration, et sa jeune femme Ilsa Lund (Ingrid Bergman) surgissent sur la scène du Café américain. Individualiste désabusé, Rick Blaine est alors rattrapé par son passé, reconnaissant en Ilsa la femme qu’il a aimée et perdue deux années auparavant à Paris.
Casablanca est un film où se manifestent les innombrables qualités de mise en scène de Michael Curtiz. S’insérant dans un huis clos oppressant, l’intrigue, touffue, fourmille de personnages de tout acabit : le croupier (Marcel Dalio), Urgate, le trafiquant de faux visas (Peter Lorre), ainsi qu’une galerie de menteurs cyniques et de courtisanes sans scrupules viennent nourrir un contexte chaotique et incertain au romantisme sombre et à l’humour tranchant. La complexité des intrigues n’empêche pas Michael Curtiz de faire preuve d’une efficacité qui met parfaitement en relief le premier plan de sa narration.