| radical et radical-socialiste, Parti (France) | Format lecture | ||||
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| 2. | Création et historique |
Le Parti républicain radical et radical-socialiste, créé en juin 1901, rassemble, dans une structure très lâche, comités et associations réunis par leur commun attachement aux valeurs constitutives du radicalisme. Héritier des principes de 1789, très attaché à la République, à la patrie et à la démocratie, le Parti radical se veut le parti de la laïcité face à l’Église, le défenseur des « petits » face aux « gros », de la petite propriété individuelle face aux monopoles.
Implanté en milieu urbain mais surtout fort en milieu rural, il constitue la première force politique du pays au lendemain des élections législatives de 1902 (230 députés). Représenté dans tous les gouvernements jusqu’en 1914, il est à l’origine de la loi de séparation de l’Église et de l’État (ministère Combes, 1905) mais échoue à mettre véritablement en œuvre son programme social.
Affaibli au sortir de la Première Guerre mondiale, le Parti radical renaît sous la direction d’Édouard Herriot et d’Édouard Daladier. Parti pivot de la vie parlementaire, il alterne alliances électorales avec la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) et participation à des gouvernements d’union nationale (gouvernement Poincaré). Partenaire hésitant du Front populaire (1936), il rompt définitivement avec la gauche en 1938.
En recul dans tout le pays après la Libération, parti de notables ancré au centre-droit, il doit au départ des communistes du gouvernement (mai 1947) et à la création du Rassemblement du peuple français (RPF, avril 1947) de revenir aux affaires comme composant de la Troisième Force. Mais, l’échec de la rénovation amorcée par Pierre Mendès France (1954-1958) et la bipolarisation de la vie politique après 1958 sonnent le glas d’un parti qui ne cesse dès lors de décliner.