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Bazille, Frédéric (1841-1870), peintre français.
Né à Montpellier, issu d’une famille de viticulteurs de l’Hérault, Frédéric Bazille commence des études de médecine, qu’il abandonne très vite pour se consacrer à la peinture, sa passion ; on le retrouve à Paris dès 1862, dans l’atelier de Charles Gleyre (1808-1874). Il s’intéresse aux recherches de Gustave Courbet, Eugène Delacroix et Édouard Manet et rencontre Claude Monet, Pierre-Auguste Renoir et Alfred Sisley, qui lui font découvrir la peinture en plein air. Ses premières œuvres ont pour la plupart disparu, mais Nu au repos (1864, musée Favre, Montpellier), par la simplification des masses et des couleurs, prouve une certaine affinité avec l’École provençale représentée par un peintre comme Paul Guigou (1834-1871). Mis à part quelques paysages, Bazille réalise essentiellement des portraits, qu’il peint généralement en groupes (Réunion de famille, 1867, musée d’Orsay, Paris) et souvent intégrés à un paysage. Les recherches sur la lumière le passionnent et ses expériences le poussent par exemple à séparer très nettement certains plans de sa toile. Durant l’hiver de 1869, il participe aux ardentes discussions du café Guerbois, où se réunit l’avant-garde artistique parisienne. Ses derniers tableaux datés de l’été 1870 montrent que l’artiste se rattache définitivement au futur courant impressionniste. Il disparaît tragiquement à 29 ans au cours des premiers combats de la guerre de 1870. Le musée d’Orsay, les musées de Grenoble, de Montpellier, d’Alger ou de Cambridge possèdent quelques-unes de ses toiles mais la plupart sont conservées dans des collections particulières.