| Amazonie | Format lecture | ||||
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| 4. | Histoire |
L’Amazonie a toujours été le lieu de diverses exploitations. De 1800 à 1912, la découverte et l’exploitation du caoutchouc (issu du latex récolté par saignée sur les arbres) a favorisé l’émigration européenne et la migration brésilienne. Les marques de pneumatiques Pirelli et Goodyear ont depuis lancé des plantations industrielles dans l’État du Pará, particulièrement bien desservi par les infrastructures routières.
L’arrivée des militaires au pouvoir au Brésil en 1964 a relancé l’intérêt pour l’Amazonie, le gouvernement s’attachant à exploiter de façon systématique et massive les immenses richesses du sous-sol afin de développer les échanges commerciaux avec l’étranger. Le minerai de fer (plateau des Carajás) est notamment extrait sur une surface de 900 000 km2, ce qui fait du Brésil le deuxième producteur mondial. Parmi les exploitations de minerai les plus importantes, figurent le bauxite (dont le Brésil est le 15e producteur mondial), le manganèse, la cassitérite, l’étain, le quartz, le béryllium, le chrome, le zirconium, le gaz naturel et le mica. Enfin, depuis 1979, l’Amazonie est le théâtre d’une véritable ruée vers l’or qui place ainsi le Brésil au 1er rang des producteurs aurifères du monde.
Ces activités n’auraient pu exister ni se développer sans la création d’infrastructures routières destinées à soulager le trafic fluvial et à desservir des lieux jusqu’alors inaccessibles, ces routes ayant en effet pour principal objectif de désenclaver l’Amazonie. Les années soixante-dix ont vu la construction de la Transamazonienne, longue de 5 000 km, qui relie le Pérou à l’Atlantique, de la Marginale, qui relie la Colombie à la Bolivie, et de la route qui relie Belém, au Brésil, à la capitale Brasilia.
La déforestation — 8 000 000 d’ha par an — participe par ailleurs de la conquête de l’Amazonie ; elle est destinée à libérer des terres pour augmenter les surfaces disponibles pour l’élevage de bovins, l’extraction minière, l’agriculture (manioc, jute, cacao et poivre) et la production de bois. Mise en place et organisée par la SUDAM (Surintendance du développement de l’Amazonie), créée en 1966, la déforestation est l’objet de nombreuses polémiques. Le bilan est en effet aujourd’hui mitigé, puisque le déboisement n’a pas eu les résultats économiques escomptés, les sols s’épuisant rapidement. Plus graves, la disparition des Amérindiens (Yanomanis) et la menace perpétuelle contre l’écosystème continuent d’inquiéter l’opinion internationale.