| Bastille, prise de la | Format lecture | ||||
| Dans le menu Fichier, cliquez sur Imprimer. | |||||
| 2. | Le 14 juillet 1789, à la Bastille |
Le renvoi du ministre des Finances Jacques Necker, le 11 juillet 1789, et la concentration des troupes royales aux abords de Paris font naître la colère et l’inquiétude du peuple parisien. Dès les 12 et 13 juillet, des harangueurs prennent la parole dans les jardins du Palais-Royal tel Camille Desmoulins, qui prédit une « Saint-Barthélemy des patriotes ». L’émeute éclate aux Tuileries après la charge du régiment Royal-Allemand contre la foule, le 12 juillet. Le lendemain, un comité permanent est institué à l’Hôtel de Ville et une milice bourgeoise est créée.
Le 14 juillet, le pillage des Invalides permet d’armer la foule et la milice qui décident de marcher sur la Bastille pour se procurer de la poudre. Le gouverneur de la prison, Jordan de Launay, tente dans un premier temps de défendre la forteresse avec ses trente Suisses et quatre-vingts invalides de guerre. Au bout de quatre heures de siège et de fusillades, il décide de se rendre pour arrêter le carnage (plus d’une centaine de morts), mais est massacré avec ses hommes. À l’intérieur, les émeutiers ne découvrent que sept détenus.