| 2.
|
 |
Crimes à la compagnie de l'Ouest |
Le président Grandmorin est assassiné dans le train du Havre par le sous-chef de gare Roubaud, qui se venge avec sa femme Séverine de ses méfaits sexuels. De chez Phasie, la garde-barrière, dont la fille Flore le désire, Jacques Lantier, excellent mécanicien, torturé cependant par des pulsions criminelles, est témoin du crime. La notabilité de la victime fait remonter l’enquête au sommet de l’État, où l’on choisit de se taire et de laisser la justice errer. Le couple impuni se disloque : Roubaud abîmé dans le jeu, Séverine devenue maîtresse de Lantier. Après l’épisode épique central (la locomotive « Lison » prise dans les congères), le roman développe une logique ininterrompue de massacre : Phasie empoisonnée par son mari, Flore suicidée, après avoir organisé un épouvantable accident où elle voulait tuer les amants par jalousie, et Séverine finalement assassinée par Lantier. La « culpabilité » d’un être fruste, Cabuche, arrange tout le monde. Sur son train, convoyant des soldats dans l’imminence de la guerre en 187O, Lantier et son chauffeur se battent pour une histoire de femme. Ils roulent sous la machine, qui continue sa course folle vers Paris.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.