Bête humaine, la [Émile Zola]
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Bête humaine, la [Émile Zola]
4. « Retour atavique »

L’hérédité, motif génétique majeur du cycle des Rougon-Macquart, trouve dans cette « épopée préhistorique » sa fable la plus atroce et la plus dérangeante, convainquant les ennemis du naturalisme de l’irrépressible tendance de cette « école » à l’obscène. Sous la civilisation, Zola met en scène, à force d’obsessions, l’« enragement » de la bête, « profondeur noire » que chaque individu hérite de l’origine même de l’humanité. Le sang — baptême, sacre, ou sacrifice —, dit la permanence dans l’histoire d’une bestialité primitive. Ce roman apocalyptique des corps violés, égorgés, broyés, confère au déterminisme — au moment où, simultanément, approchent dans la rédaction la fin du cycle, et dans la fiction, celle du second Empire dont il a fait son cadre — une splendeur atroce et innommable.