Espoir, l' [André Malraux]
Dans le menu Fichier, cliquez sur Imprimer.
Espoir, l' [André Malraux]
4. Entre réalisme et épopée

Le roman est construit comme une succession de scènes, une sorte de chronique, plutôt que comme une intrigue suivie. Il n’a pas de véritable dénouement, ce qui n’exclut pas des effets de composition cyclique (notamment à travers les personnages qu’on voit réapparaître), une progression dramatique et la création de tensions. Malraux attache une grande importance au rythme, et joue sur l’alternance des descriptions et des ellipses pour créer une dynamique d’ensemble. On a parlé de reportage à propos de cette œuvre, à cause du primat de la retranscription des faits sur l’imaginaire et de sa grande précision dans cette évocation de l’action, produisant un certain effet de pittoresque. Mais cette inspiration d’événements historiques obéit à un principe d’exaltation qui donne au roman un ton épique et lyrique. Les faits guerriers deviennent souvent de véritables tableaux et la conclusion, entièrement ouverte, trouve un ton particulièrement élevé, suggérant l’harmonie du battement du cœur humain avec un chant éternel de la terre.