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L'esquisse achevée |
Les Femmes savantes sont les dignes héritières des Précieuses ridicules. Molière, ridiculisant les désirs entêtés de certaines femmes à aimer et à exister dans « le bon goût », retrouve en effet les thèmes qu'il avait abordés en 1659. Mais il existe une différence notoire entre les deux œuvres : dans les Précieuses ridicules, il jetait grossièrement en pâture le ridicule du mauvais plagiat, alors qu’ici, il traite — dans un comique plus discret et plus acerbe qui semble dicté par le souci de vraisemblance (il ne se cache plus ici de brocarder de vrais mondains) — des rapports ambigus que la femme entretient avec la culture et l'érudition en cette fin de xviie siècle.
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