Garrel, Philippe
Dans le menu Fichier, cliquez sur Imprimer.
Garrel, Philippe
3. Une reconnaissance tardive

Sans trahir ses conceptions artistiques et tout en restant fidèle à son style, Philippe Garrel prend une autre direction avec l’Enfant secret (1979-1982), film autobiographique passant sans cesse du réel à la fiction et qui obtient le prix Jean-Vigo en 1982. L’INA produit alors Liberté la nuit (1983). Il participe ensuite au film collectif Paris vu par, 20 ans après — avec un court métrage intitulé Rue Fontaine (1984) — et tourne Elle a passé tant d’heures sous les sunlights (1984), une somme de ses recherches qu’il dédie à son ami le cinéaste Jean Eustache.

Après quelques années de silence, c’est la télévision qui ramène Philippe Garrel à la création en lui commandant un essai sur les jeunes cinéastes (les Ministères de l’art, 1988), puis les Films de l’Atalante produisent les Baisers de secours (1988) et J’entends plus la guitare (1990), vibrant hommage à Nico, consacré par le lion d’argent au festival de Venise de 1991. Enfin reconnu comme l’un des plus importants cinéastes français depuis la Nouvelle Vague, Philippe Garrel tourne la Naissance de l’amour (1993) et le Cœur fantôme (1996). Sauvage innocence (2001) est également récompensé par un prix à la Mostra de Venise, tandis que les Amants réguliers (2005), filmé en noir et blanc et accueilli très favorablement par la critique, évoque avec poésie une histoire d’amour comme suspendue dans le temps, qui se déroule après les événements de mai 1968.