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Les prémisses du néoréalisme |
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Du naturalisme… |
Dès l’invention du cinématographe, les réalisateurs s’attachent à créer un cinéma en prise avec le réel ; ainsi Vendémiaire (1918) de Louis Feuillade et les films naturalistes d’André Antoine — la Terre (1921) et l’Hirondelle et la Mésange (1920) — préfigurent-ils le mouvement néoréaliste italien. De même, certains films réalistes allemands creusent dans cette direction, comme le Rail (Scherben, 1921) de Lupu-Pick, les Hommes le dimanche (Menschen am Sonntag, 1929) de Robert Siodmak et Ventres glacés (Kühle Wampe, 1932) de Slatan Dudow. Cependant, il ne s’agit là que d’initiatives isolées et non d’une école artistique.
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…au réalisme |
Ce sont les Français Marcel Pagnol, avec Angèle (1934), et Jean Renoir, avec Toni (1934) — film pour lequel Luchino Visconti est d’ailleurs assistant —, qui posent les bases complètes du vocabulaire sur lequel va se fonder le néoréalisme, bien qu’il ait des racines spécifiquement italiennes, comme en témoignent Serpe (1919) de Roberto Roberti, Sole (1929) et Quatre pas dans les nuages (Quattro passi fra le nuvole, 1942) d’Alessandro Blasetti, Rails (Rotaie, 1929) de Mario Camerini et Campo de’ Fiori (1942) de Mario Bonnard.
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