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Decoin, Henri

Decoin, Henri (1890-1969), réalisateur français.

Né à Paris, Henri Decoin travaille très jeune pour subvenir aux besoins de ses parents. Après la guerre, durant laquelle il se distingue comme aviateur, il gagne sa vie, tout au long des années vingt, comme journaliste sportif et écrivain. Il écrit pour le cinéma des scénarios qu'il situe dans les milieux du football et du cyclisme. Son premier long métrage, les Bleus du ciel (1933), a pour héros des aviateurs et le deuxième, Toboggan (1934), des boxeurs. Il épouse en 1935 une jeune comédienne, Danielle Darrieux, qu'il dirige dans des mélodrames comme Abus de confiance (1937) et Retour à l'aube (1938) et dans des comédies pleines de charme comme Mademoiselle ma mère (1937), Battement de cœur (1939) et Premier rendez-vous (1941).

Dans les années quarante, l'œuvre de Decoin s'enrichit de films sombres et techniquement très maîtrisés : les Inconnus dans la maison (1942), d'après Simenon et avec Raimu, la Fille du diable (1946), un drame paysan, Non coupable (1947), un film policier psychologique interprété par Michel Simon, les Amoureux sont seuls au monde (1948), un drame conjugal avec Louis Jouvet, et Au grand balcon (1949), une évocation nostalgique de l'épopée de l'Aéropostale. En 1952, retrouvant Danielle Darrieux qu'il dirige aux côtés de Jean Gabin, il signe la Vérité sur Bébé Donge, une nouvelle adaptation de Simenon, souvent considérée comme son meilleur film.

La seconde partie de la filmographie de Decoin — une cinquantaine de titres au total — est plus inégale. S'en détachent quelques bons films policiers (Dortoir des grandes, 1953, Bonnes à tuer et Razzia sur la chnouf, 1955) ou d'espionnage (la Chatte, 1958) et une comédie, Charmants garçons (1958).