Format recherche Grangier, Gilles

Pour rechercher un mot ou une expression dans cet article, sélectionnez dans votre navigateur Internet l'option qui vous permet de faire des recherches dans une page. Dans Internet Explorer, cette option se trouve sous le menu Edition.

Étant donné que la recherche s'effectue exactement sur le mot ou l'expression que vous avez tapés, essayez, si la recherche n'aboutit pas, de vérifier l'orthographe du mot tapé ou de trouver un autre mot clé pour le sujet concerné.

Grangier, Gilles

Grangier, Gilles (1911-1996), réalisateur français.

Né à Paris, Gilles Grangier entre en 1934 dans la profession cinématographique par la porte étroite de la figuration. Puis il apprend le métier aux postes d'assistant-régisseur, de régisseur et, enfin, d'assistant-réalisateur. Pendant le tournage de Sur le plancher des vaches (1939), où il assiste Pierre-Jean Ducis, il se lie d'amitié avec le comédien Noël-Noël grâce auquel il signe son premier film, Adémaï bandit d'honneur (1943).

Artisan modeste, Grangier n'affiche pas d'autre ambition, en trente ans de carrière, que celle de distraire. Il réalise près de cinquante films dont beaucoup connaissent des succès publics. Parmi ces films figurent des comédies légères comme Histoire de chanter (1947), Au p'tit zouave (1950), le Plus Joli Péché du monde (1950) et l'Amour madame (1952). Grangier réalise également des drames de mœurs dans lesquels il manifeste un sens aigu de l'observation des milieux socioprofessionnels — comme celui des mariniers dans la Vierge du Rhin (1953) ou des routiers dans Gas-oil (1955) — et il porte une attention particulière aux faits et gestes de la vie en province, notamment à Sens (Danger de mort, 1947) ou à La Rochelle (le Sang à la tête, 1956).

Les grandes vedettes que choisit Grangier et dont il a gagné l'amitié et la confiance, contribuent à l'audience de nombre de ses films. Bourvil en tourne trois sous sa direction et Fernandel cinq. La Cuisine au beurre (1963), qui réunit ces deux acteurs, est un triomphe. Jean Gabin, dont il est le cinéaste favori, tourne douze films avec Grangier parmi lesquels Le rouge est mis (1957), Archimède le clochard (1959), les Vieux de la vieille (1960), le Gentleman d'Epsom (1962) et surtout le Désordre et la nuit (1958), film noir considéré comme le meilleur de son auteur.