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Trintignant, Jean-Louis (1930- ), acteur et cinéaste français.
Né à Piolenc (Vaucluse), Jean-Louis Trintignant fait ses débuts au théâtre en 1951 dans Marie Stuart de Schiller et commence sa carrière cinématographique avec un petit rôle dans un film de Christian-Jaque, Si tous les gars du monde (1955), puis dans la Loi des rues (1956) de Ralph Habib.
Et Dieu créa la femme (1956) de Roger Vadim, où il est le partenaire de Brigitte Bardot, lui apporte la célébrité, juste avant son départ pour l’Algérie où il effectue son service militaire.
À son retour, il donne une interprétation talentueuse de Hamlet au théâtre, puis tourne, toujours sous la direction de Vadim, les Liaisons dangereuses 1960 (1959). La même année, il joue dans un film italien de Valerio Zurlini, Un été violent (Estate violenta). Il continue à travailler régulièrement en Italie, notamment pour l'Atlantide (1960) d’Edgar Ulmer, le Fanfaron (Il sorpasso, 1962) de Dino Risi, le Grand Silence (1968) de Sergio Corbucci, le Conformiste (Il conformista, 1970) de Bernardo Bertolucci et la Terrasse (1979) d’Ettore Scola.
En France, sa carrière est éclectique. Acteur complexe et subtil, il travaille pour le cinéma grand public dans Austerlitz (196O) d’Abel Gance, Merveilleuse Angélique (1965) de Bernard Borderie, Paris brûle-t-il ? (1966) de René Clément, Un homme et une femme (1966) et le Voyou (1970) de Claude Lelouch, Compartiment Tueurs (1965) de Costa-Gavras, Sans mobile apparent (1971) et la Crime (1983) de Philippe Labro, la Course du lièvre à travers les champs (1972) de René Clément, le Secret (1974) de Robert Enrico, la Banquière (1980) et le Bon Plaisir (1984) de Francis Girod, Un homme est mort (1973) et Flic Story (1975) de Jacques Deray.
Mais il aime aussi collaborer à des films d’auteur comme Pleins Feux sur l'assassin (1961) de Georges Franju, le Cœur battant (1961) de Jacques Doniol-Valcroze, le Combat dans l’île (1962) d’Alain Cavalier, la Longue Marche (1966) d’Alexandre Astruc, Trans-Europ-Express (1966), Un homme qui ment (1968) et Glissements progressifs du plaisir (1974) d’Alain Robbe-Grillet, les Biches (1974) de Claude Chabrol, l'Américain (1970) de Marcel Bozzuffi, Vivement dimanche (1983) de François Truffaut, Underfire (1983) de Roger Spottiswoode, Rendez-vous (1985) d’André Téchiné, David, Thomas et les autres (Sortüz egy tekete bivalyert, 1985) de Lazlo Szabo, la Vallée fantôme (1987) d’Alain Tanner, Bunker Palace Hotel (1989) d’Enki Bilal.
En 1969, ses rôles de juge probe dans Z de Costa-Gavras et d’ingénieur catholique dans Ma nuit chez Maud d’Éric Rohmer lui attirent les faveurs du public et des professionnels. Il joue également dans les films que réalise sa femme Nadine, Mon amour, mon amour (1967), le Voleur de crimes (1969), Défense de savoir (1973) et Voyage de noces (1976).
Devenu plus rare à l'écran, il apparaît encore dans Merci la vie (1991) de Bertrand Blier, Regarde les hommes tomber (1994) de Jacques Audiard, Trois couleurs : rouge (1994) de Krzysztof Kieśłowski Kieslowski et Ceux qui m'aiment prendront le train (1998) de Patrice Chéreau.
Jean-Louis Trintignant a également réalisé deux films, Une journée bien remplie (1973) et le Maître nageur (1979), où se retrouvent l’humour et la sécheresse tourmentée de son jeu d’acteur.