| Zanuck, Darryl Francis | Format lecture | ||||
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| 4. | Un producteur audacieux et engagé |
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Darryl Zanuck sert dans les commandos puis travaille pour les services cinématographiques de l’armée des États-Unis. La paix revenue, il soutient de jeunes réalisateurs comme Samuel Fuller avec le Port de la drogue (Pick-up on South Street, 1952) et Joseph Mankiewicz avec le Château du dragon (Dragonwyck, 1947), Eve (All About Eve, 1950) et On murmure dans la ville (People Will Talk, 1951) qui, grâce à lui, peuvent aborder des sujets tabous comme le racisme dans le Mur invisible (Gentleman’s Agreement, 1948) d’Elia Kazan, la Porte s'ouvre (No Way Out, 1950) de Joseph Mankiewicz et Une île au soleil (Island in the Sun, 1957) de Robert Rossen ou la révolution dans Viva Zapata (1952) d’Elia Kazan.
Darryl Zanuck est également à l’origine de l’exploitation commerciale du CinémaScope avec la Tunique (The Robe, 1953) de Henry Koster. Il quitte la Fox en 1956, tout en continuant à y produire des films tels que les Racines du ciel (The Roots of Heaven, 1958) de John Huston, Drame dans un miroir (Crack in the Mirror, 1960) et le Grand Risque (The Big Gamble, 1961) de Richard Fleischer, Liaisons coupables (The Chapman Report, 1962) de George Cukor et le Jour le plus long (The Longest Day, 1962), film dont il est le réalisateur.
Darryl Zanuck revient diriger la 20th century Fox au moment où le tournage de Cleopatre (1963) de Joseph Mankiewicz pose d’importants problèmes à la firme, puis se lance dans des superproductions, dont la Mélodie du bonheur (The Sound of Music, 1965) et Star (1968) de Robert Wise. À la fin de sa carrière, il s’investit dans le circuit indépendant de production cinématographique ; la Montagna del Dio Cannibale (Slave of the Cannibal God, 1978) de l’Italien Sergio Martino est son dernier film en tant que producteur.