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Présentation |
Feuilles d'automne, les [Victor Hugo], recueil de poèmes de Victor Hugo, publié en 1831.
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Des vers « comme tout le monde en fait » (préface) |
Après la luxuriance des Orientales, le recueil les Feuilles d’automne, qui regroupe quarante poèmes composés entre juillet 1828 et novembre 1831, offre l’image d’un poète assagi, qui use en majorité de l’alexandrin et d’un système strophique moins varié. À l’exotisme a succédé le repli sur l’intimité, comme l’illustre par exemple le premier poème où la vocation poétique est liée à une évocation du père et de la mère. Hugo a délibérément écarté les poèmes politiques qui feront l’objet d’un prochain ouvrage, les Chants du crépuscule, auquel fait allusion la dernière pièce.
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L’écho sonore |
Les drames familiaux qui ont marqué la période de composition, l’éloignement de son épouse Adèle, la Révolution de juillet 1830 donnent au recueil sa résonance mélancolique, perceptible dès le titre. pourtant ces « feuilles » ne sont pas l’épanchement naïf d’un cœur plein de « fissures », selon la citation latine de la préface. Face à l’urgence de la situation politique qui réclame l’engagement du poète, Hugo affirme le scandale d’une poésie libre. Libre de chanter le foyer, libre de s’attarder sur le bonheur passé ou de célébrer l’enfant. Liberté qui n’est pas une négation de l’autre : il y a dans la parole du Poète la voix de tout et de tous. En effet, l’humilité apparente de la préface ne doit pas dissimuler l’ambition poétique d’un Hugo à l’écoute des voix de la nature (« Ce qu’on entend sur la montagne ») et contemplateur du mystère des choses (« la Pente de la rêverie », « Pan »). Il existe un devoir de poésie qui est de tirer de la nature le « son sublime […], mystérieux, intime » (« Pan »).
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