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« Assumer le plus possible d’humanité » |
Écrit au retour d’un séjour libérateur en Afrique et à la suite d’une grave maladie, les Nourritures terrestres est avant tout une exaltation de la vie, une exhortation à vivre et un chant de la liberté retrouvée. Gide y prône l’abandon de l’individu à ses sensations, ses goûts et désirs, rejetant toute morale restrictive. Cette entreprise de libération impose le primat du subjectif sur l’objectif : « que l’importance soit dans ton regard et non dans la chose regardée ». Mais Gide refuse de limiter son œuvre à une simple exaltation des désirs et instincts. Il y voit plutôt une « apologie du dénuement », enseignant à travers l’abandon de soi une morale plus rigoureuse fondée sur le don total de soi et l’effort personnel : « que mon livre t’enseigne à t’intéresser plus à toi qu’à lui-même, puis à tout le reste plus qu’à toi. »
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